Comment rédiger un cahier des charges efficace pour une agence web ?

Vous envisagez de créer ou de refaire votre site internet ? Avant de contacter une agence web, il est utile de rassembler les informations essentielles de votre projet dans un cahier des charges.

Ce document permet de présenter votre entreprise, vos objectifs, vos besoins et vos contraintes. Il aide l’agence à comprendre rapidement votre demande et à vous proposer une solution cohérente, tant sur le plan stratégique que technique et budgétaire.

Un bon cahier des charges ne doit pas nécessairement faire 50 pages ni employer un vocabulaire technique. Il doit surtout répondre clairement à quelques questions : pourquoi souhaitez-vous créer ce site, à qui s’adresse-t-il, que doit-il contenir et quels résultats attendez-vous ?

Qu’est-ce qu’un cahier des charges pour un site internet ?

Le cahier des charges d’un site internet est un document qui rassemble les informations nécessaires à la compréhension et à la réalisation d’un projet web.

Il peut concerner :

  • la création d’un nouveau site internet ;
  • la refonte d’un site existant ;
  • la création d’une boutique en ligne ;
  • l’ajout de nouvelles fonctionnalités ;
  • l’amélioration de
  • l’expérience utilisateur ;
  • l’optimisation du référencement naturel ;
  • le changement d’identité visuelle ou de positionnement.

Le cahier des charges sert de point de départ aux échanges avec l’agence web. Il permet de définir le périmètre du projet avant l’établissement du devis et limite les incompréhensions pendant sa réalisation.

Il ne remplace toutefois pas le travail de conseil de l’agence. Vous n’avez pas besoin de déterminer seul toutes les solutions techniques. Votre rôle consiste avant tout à expliquer votre situation, vos besoins et vos objectifs. L’agence pourra ensuite vous recommander la réponse la plus adaptée.

Pourquoi rédiger un cahier des charges avant de contacter une agence web ?

Un cahier des charges bien construit offre plusieurs avantages.

Obtenir un devis plus précis

Plus votre demande est claire, plus l’agence peut évaluer correctement le travail nécessaire. Le nombre de pages, les fonctionnalités, la création des contenus, les langues ou encore les connexions avec d’autres outils peuvent considérablement influencer le budget.

Un cahier des charges permet donc de recevoir une proposition plus détaillée et de limiter les suppléments liés à des besoins découverts en cours de projet.

Comparer les agences sur une base identique

En transmettant le même document à plusieurs prestataires, vous pourrez comparer des offres qui répondent au même périmètre.

Attention cependant à ne pas comparer uniquement les prix. Deux devis peuvent sembler similaires tout en comprenant des niveaux d’accompagnement très différents : stratégie, rédaction, référencement, création graphique, maintenance, formation ou suivi après la mise en ligne.

Clarifier vos propres besoins

La rédaction du cahier des charges vous oblige à réfléchir aux objectifs du futur site. Cette étape aide souvent à distinguer ce qui est réellement indispensable de ce qui peut être ajouté ultérieurement.

Faciliter le déroulement du projet

Le document constitue un fil conducteur pour votre équipe et pour l’agence. Il permet de vérifier que les décisions prises pendant la création du site restent alignées avec les objectifs de départ.

Les informations à intégrer dans un cahier des charges web

1. Présentez votre entreprise et son activité

Commencez par donner à l’agence le contexte nécessaire pour comprendre votre organisation.

Présentez notamment :

  • votre activité ;
  • vos principaux produits ou services ;
  • la taille et la structure de votre entreprise ;
  • votre zone géographique ;
  • votre positionnement ;
  • vos principaux concurrents ;
  • les personnes qui participeront au projet ;
  • la personne chargée de valider les différentes étapes.

Ne partez pas du principe que l’agence connaît déjà votre métier. Certains termes, contraintes ou habitudes qui vous semblent évidents peuvent être propres à votre secteur.

2. Expliquez pourquoi vous souhaitez créer ou refaire votre site

La demande « nous avons besoin d’un nouveau site » ne suffit pas à définir un objectif.

Expliquez ce qui motive votre projet. Votre site actuel est-il vieillissant, difficile à modifier, mal référencé ou peu adapté aux smartphones ? Votre entreprise a-t-elle changé de positionnement ? Souhaitez-vous développer une nouvelle activité ou toucher un autre public ?

Précisez ensuite ce que le nouveau site doit vous permettre d’obtenir, par exemple :

  • présenter plus clairement votre offre ;
  • améliorer votre visibilité sur Google ;
  • générer davantage de demandes de devis ;
  • vendre des produits en ligne ;
  • faciliter les prises de rendez-vous ;
  • renforcer la crédibilité de votre entreprise ;
  • recruter de nouveaux collaborateurs ;
  • réduire le nombre de demandes répétitives adressées à votre équipe ;
  • rendre vos informations plus accessibles.

Ces objectifs aideront l’agence à concevoir un site réellement utile à votre activité, plutôt qu’une simple vitrine esthétique.

3. Décrivez vos publics cibles

Un site internet efficace est pensé pour ses utilisateurs. Il est donc important d’indiquer à qui vous souhaitez vous adresser.

Décrivez vos principaux publics : particuliers, entreprises, indépendants, associations, institutions, candidats ou partenaires. Précisez leurs besoins, leurs habitudes et les questions qu’ils se posent avant de vous contacter.

Si vous avez plusieurs publics, indiquez leur ordre de priorité. Cette hiérarchie influencera l’organisation du site, les messages mis en avant et les parcours de navigation.

4. Définissez les résultats attendus

Pour pouvoir évaluer l’efficacité du futur site, transformez vos objectifs généraux en résultats observables.

Vous pouvez notamment suivre :

  • le nombre de demandes envoyées par le formulaire ;
  • le nombre de prises de rendez-vous ;
  • les appels provenant du site ;
  • les ventes réalisées en ligne ;
  • les téléchargements d’un document ;
  • les inscriptions à une newsletter ;
  • la progression du trafic issu des moteurs de recherche ;
  • le positionnement sur certaines recherches importantes ;
  • les clics vers une plateforme de réservation.

Ces indicateurs permettront également à l’agence de prévoir les outils de mesure nécessaires dès la conception du site.

5. Précisez le type de site souhaité

Indiquez la nature générale du projet :

  • site vitrine ;
  • site institutionnel ;
  • site catalogue ;
  • boutique en ligne ;
  • plateforme de réservation ;
  • espace privé ;
  • site événementiel ;
  • média ou blog ;
  • plateforme de formation.

Si vous hésitez entre plusieurs solutions, expliquez simplement ce que les visiteurs doivent pouvoir faire. L’agence pourra vous conseiller sur le type de site et les technologies les plus appropriés.

6. Listez les pages et les contenus nécessaires

Préparez une première arborescence, même provisoire. Elle peut prendre la forme d’une liste simple :

  • Accueil
  • À propos
  • Services
  • Réalisations
  • Blog
  • Contact

Vous n’avez pas besoin de définir immédiatement chaque sous-page. Cette première estimation permet toutefois à l’agence de mesurer le volume de contenu à concevoir, rédiger, intégrer ou transférer depuis l’ancien site.

Précisez également qui fournira les textes, les photographies, les vidéos, les illustrations et les éventuelles traductions.

La création des contenus est souvent sous-estimée dans le planning d’un projet web. Pourtant, un site ne peut pas être finalisé sans textes ni visuels validés.

7. Détaillez les fonctionnalités attendues

Listez les actions que les visiteurs ou votre équipe devront pouvoir réaliser sur le site.

Par exemple :

  • remplir un formulaire de contact ou de demande de devis ;
  • réserver un rendez-vous ;
  • acheter et payer en ligne ;
  • créer un compte ;
  • télécharger des documents ;
  • consulter un catalogue ;
  • rechercher ou filtrer des contenus ;
  • s’inscrire à une newsletter ;
  • afficher plusieurs langues ;
  • publier facilement des actualités ;
  • consulter une carte interactive ;
  • accéder à un espace réservé ;
  • connecter le site à un CRM, un logiciel de réservation ou un outil de gestion.

Pour chaque fonctionnalité, expliquez le résultat attendu. Une « réservation en ligne », par exemple, peut désigner un simple formulaire ou un système complet comprenant le paiement, la gestion des disponibilités et l’envoi automatique de rappels.

8. Décrivez vos attentes graphiques

Si votre entreprise possède déjà une identité visuelle, transmettez à l’agence :

  • votre logo dans un format exploitable ;
  • votre charte graphique ;
  • vos couleurs ;
  • vos typographies ;
  • vos règles d’utilisation des éléments visuels ;
  • une sélection de photographies ou d’illustrations.

Vous pouvez également partager des exemples de sites que vous appréciez. Expliquez toujours ce qui vous plaît : la sobriété, les couleurs, la navigation, les animations, le ton rédactionnel ou la façon de présenter les services.

Ces références doivent servir à comprendre vos préférences, pas à reproduire le site d’un concurrent.

Si votre identité visuelle n’est plus adaptée à votre positionnement, il peut être préférable de la faire évoluer avant ou pendant la création du site.

9. Intégrez vos besoins en référencement naturel

Le référencement naturel ne doit pas être ajouté à la dernière minute. Il influence l’arborescence, les contenus, la structure des pages et certains choix techniques.

Indiquez :

  • les services ou produits sur lesquels vous souhaitez être trouvé ;
  • les zones géographiques visées ;
  • les questions fréquemment posées par vos clients ;
  • vos principaux concurrents en ligne ;
  • les langues et marchés concernés ;
  • les éventuelles données provenant de votre ancien site ;
  • les mots-clés déjà identifiés, si vous en possédez.

L’agence pourra ensuite réaliser une recherche de mots-clés et construire une stratégie SEO adaptée aux intentions de recherche de vos futurs visiteurs.

Dans le cas d’une refonte, pensez aussi à demander un plan de redirection des anciennes adresses vers les nouvelles pages. Cette étape aide à préserver le référencement déjà acquis.

10. Mentionnez les outils et contraintes techniques

Même si vous ne connaissez pas la solution technique idéale, signalez les éléments déjà en place :

  • nom de domaine ;
  • hébergement ;
  • système de gestion de contenu ;
  • adresses e-mail ;
  • outil de statistiques ;
  • CRM ;
  • logiciel de réservation ;
  • solution de paiement ;
  • newsletter ;
  • catalogue de produits ;
  • flux provenant d’un logiciel externe ;
  • comptes Google ou réseaux sociaux associés.

Précisez également les éventuelles exigences liées à la sécurité, à l’accessibilité, au stockage des données, aux sauvegardes ou aux droits d’accès.

L’agence pourra alors vérifier la compatibilité des outils et anticiper les migrations ou connexions nécessaires.

11. Définissez les responsabilités

Indiquez clairement qui sera responsable de chaque élément du projet.

Qui doit :

  • rédiger les textes ;
  • fournir les photographies ;
  • créer les illustrations ;
  • traduire les contenus ;
  • valider les maquettes ;
  • encoder les produits ;
  • fournir les accès techniques ;
  • relire le site ;
  • assurer la maintenance après la mise en ligne ?

Cette répartition évite les zones floues et les retards. Désignez également une personne de référence capable de centraliser les échanges et de valider les décisions au sein de votre organisation.

12. Donnez une indication de votre budget

Communiquer une enveloppe budgétaire ne signifie pas que l’agence dépensera automatiquement la totalité de la somme. Cette information lui permet surtout de proposer une solution réaliste.

Pour un même objectif, plusieurs niveaux de réalisation peuvent être envisagés. Une boutique utilisant des fonctionnalités standards ne nécessite pas le même investissement qu’une plateforme développée sur mesure.

Si votre budget est limité, l’agence peut aussi vous aider à définir une première version du site et à planifier des évolutions ultérieures.

13. Indiquez le calendrier souhaité

Mentionnez la date de mise en ligne idéale et les raisons qui la rendent importante : lancement d’un produit, événement, nouvelle identité, campagne publicitaire ou début d’une saison commerciale.

Prévoyez néanmoins un calendrier réaliste. La durée du projet ne dépend pas uniquement de l’agence. Les délais de validation, la rédaction des contenus, la réalisation des photos et la transmission des accès peuvent également influencer la date de mise en ligne.

Si votre échéance est impérative, signalez-le dès le premier contact.

14. Prévoyez l’après-lancement

La mise en ligne n’est pas la fin de la vie du site. Votre cahier des charges peut donc préciser vos besoins après le lancement :

  • maintenance technique ;
  • mises à jour de sécurité ;
  • sauvegardes ;
  • assistance ;
  • formation à la gestion des contenus ;
  • suivi des performances ;
  • accompagnement SEO ;
  • création régulière d’articles ;
  • ajout progressif de nouvelles fonctionnalités.

Demandez également qui sera propriétaire du site, du nom de domaine, des contenus et des différents comptes. Votre entreprise doit disposer des accès nécessaires aux outils créés ou configurés pour elle.

Faut-il imposer une technologie dans le cahier des charges ?

Pas nécessairement.

Vous pouvez mentionner une technologie si vous êtes déjà équipé, si votre équipe la maîtrise ou si une contrainte interne impose son utilisation. Dans le cas contraire, il est souvent plus pertinent de décrire précisément vos besoins et de laisser l’agence recommander la solution technique.

Écrire « nous voulons un site WordPress » est moins informatif que d’expliquer que votre équipe souhaite modifier les textes, publier des articles, gérer plusieurs langues et connecter le site à un outil de réservation.

La technologie doit servir le projet, pas devenir son point de départ.

Les erreurs à éviter dans un cahier des charges web

Décrire uniquement l’apparence souhaitée

Un site agréable à regarder ne garantit ni sa clarté, ni son référencement, ni sa capacité à générer des demandes. Les objectifs, les publics et les contenus doivent être définis avant les préférences esthétiques.

Utiliser des formulations trop vagues

Des expressions comme « site moderne », « design dynamique » ou « référencement optimal » peuvent être interprétées de nombreuses façons. Expliquez concrètement ce que vous attendez.

Copier le cahier des charges d’une autre entreprise

Un modèle peut vous aider à structurer votre réflexion, mais il doit être adapté à votre activité. Conserver des exigences techniques que vous ne comprenez pas risque de complexifier inutilement le projet.

Oublier les contenus

La rédaction, les photographies et les vidéos demandent du temps. Déterminez dès le départ ce qui existe déjà, ce qui doit être adapté et ce qui doit être créé.

Vouloir tout prévoir dès la première version

Toutes les idées ne doivent pas nécessairement être développées immédiatement. Classez vos besoins en trois catégories : indispensables au lancement, utiles à court terme et évolutions futures.

Choisir uniquement sur la base du prix

Le devis le moins cher n’est pas toujours le plus économique à long terme. Vérifiez précisément ce qu’il comprend : stratégie, design, contenus, référencement, formation, maintenance, licences et accompagnement.

Modèle simplifié de cahier des charges pour un site internet

Pour préparer votre demande, vous pouvez utiliser cette structure :

  • Présentation de l’entreprise
  • Contexte du projet
  • Problèmes rencontrés avec le site actuel
  • Objectifs du futur site
  • Publics cibles
  • Résultats attendus et indicateurs
  • Type de site souhaité
  • Arborescence et nombre de pages
  • Contenus disponibles ou à créer
  • Fonctionnalités nécessaires
  • Identité visuelle et références graphiques
  • Besoins en référencement naturel
  • Outils existants et contraintes techniques
  • Répartition des responsabilités
  • Budget disponible
  • Calendrier souhaité
  • Maintenance et accompagnement après la mise en ligne

Une ou deux pages peuvent suffire pour un projet simple. Un site plus complexe nécessitera naturellement davantage de détails.

Un bon cahier des charges doit surtout ouvrir la discussion

Le cahier des charges n’a pas besoin d’être parfait avant votre premier échange avec une agence web. Il doit donner une vision suffisamment claire du projet pour permettre à l’agence de poser les bonnes questions, de repérer les besoins oubliés et de vous conseiller.

Chez Pleine Page, nous accompagnons les entreprises de la réflexion initiale à la mise en ligne de leur site : stratégie, structure, identité visuelle, création des contenus, référencement et développement. Nous transformons votre première idée en un projet clair, cohérent et adapté à vos objectifs.

Vous préparez la création ou la refonte de votre site internet ? Parlez-nous de votre projet, même si votre cahier des charges n’est pas encore finalisé.

Questions fréquentes sur le cahier des charges d’un site internet

Qui doit rédiger le cahier des charges d’un site web ?

Le cahier des charges peut être rédigé par l’entreprise, par un consultant ou avec l’aide de l’agence web. L’entreprise apporte sa connaissance du métier, des publics et des objectifs. L’agence aide ensuite à traduire ces informations en recommandations stratégiques, fonctionnelles et techniques.

Quelle longueur doit faire un cahier des charges web ?

Il n’existe pas de longueur obligatoire. Une ou deux pages peuvent suffire pour un site vitrine simple. Un projet comprenant une boutique en ligne, plusieurs langues, des connexions avec des logiciels ou des fonctionnalités sur mesure demandera un document plus détaillé.

Peut-on demander un devis sans cahier des charges ?

Oui. Une agence web peut vous aider à clarifier votre projet lors d’un premier rendez-vous. Il est néanmoins conseillé de préparer au minimum une présentation de votre entreprise, vos objectifs, les fonctionnalités souhaitées, votre budget et votre calendrier.

Quelle est la différence entre un brief et un cahier des charges ?

Le brief présente généralement le contexte, les objectifs et les grandes attentes du projet. Le cahier des charges est souvent plus détaillé : il précise le périmètre, les contenus, les fonctionnalités, les contraintes, les responsabilités et les délais.

Faut-il mentionner son budget à l’agence web ?

Oui, au moins sous la forme d’une fourchette. Cette information permet à l’agence de proposer une solution proportionnée à vos moyens et de distinguer les éléments indispensables des évolutions qui pourront être réalisées plus tard.

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